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La Pyrénéenne : «si rien n'arrive, nous sommes morts»

Malgré un répit de quelques mois, La Pyrénéenne n'est pas sortie d'affaire ....

Les salariés de La Pyrénéenne ont décidé de bloquer le train Toulouse/Saint-Sulpice. Leur entreprise mène depuis des mois un combat contre Réseau Ferré de France pour obtenir le paiement de travaux effectués sur cette ligne TER.


Viktor Zago : «Si rien n'arrive, nous sommes morts»


C'est décidé : ils bloqueront le train ! Aujourd'hui ? Demain ? La date comme le lieu étaient hier soir encore tenus secrets. Une chose est sûre, les salariés de La Pyrénéenne ont décidé de « frapper un grand coup ». Réunis autour de leur patron, ils ont décidé d'employer la manière forte pour réclamer leur dû. Depuis des mois, cette entreprise de travaux publics mène un combat contre Réseau Ferré de France (RFF) pour obtenir le paiement de travaux faits sur la ligne TER Toulouse Saint-Sulpice. En décembre dernier, elle réclamait déjà environ trois millions d'euros. Après moult réclamations, elle avait réussi à obtenir deux fois la somme de 550 000 euros qui lui avait alors permis d'éviter la fermeture. Et à ce jour, de nouveau, l'entreprise est au bord de la faillite, faute, dit son patron, « d'avoir perçu le reste des sommes demandées ». Victor Zago, au bord de la crise de nerf, confie : « On est au point de départ. Mardi prochain nous ne pourrons aller travailler car, de nouveau, on ne peut plus faire tourner nos engins. Le 17 avril, le tribunal de commerce doit se prononcer. Si rien n'arrive, nous sommes morts ».

« On nous doit cet argent ! »

Tous ces problèmes viendraient, selon les dirigeants de la Pyrénéenne, « de dizaines de hausse de prix, faits sur le chantier, qui découleraient d'un projet mal ficelé. Du coup, nous sommes obligés de refacturer. Des protocoles qui avaient été signés auraient dû permettre d'autres versements. Nous n'avons rien reçu ». Selon Victor Zago, ce sont « près de 7 millions » que RFF devrait maintenant à la Pyrénéenne, une somme que le patron de la société familiale désespère voir venir même s'il n'en démordra jamais, « cet argent on nous le doit ! » lance-t-il. Et d'ajouter : « Depuis janvier, on a avancé 150 000 euros tous les jours pour finir le chantier consciencieusement. Maintenant, les caisses sont vides. On doit payer les fournisseurs presque au cul du camion ! Je n'ai jamais vu cela en 40 ans de métier ! Si nous avions des choses à nous reprocher, on se ferait tout petits. Ce n'est pas le cas. On va maintenant réclamer fort notre dû ».

Questionné sur le sujet, le service presse de RFF nous a annoncé « n'avoir pu joindre de dirigeants si tard » tout en assurant « répondre à nos questions dès que possible ».

source : La Dépêche du Midi

Created by jcbabinet
Last modified 2012-04-06 01:03
 

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